Développement du biogaz en France

Veolia valorise le biogaz de déchets en biométhane carburant

En collaboration avec le Centre de recherche de la propreté et de l'énergie (CRPE) de Veolia Environnement, Veolia Propreté Ile-de-France développe depuis 2009 une unité de production de biométhane carburant à partir de biogaz, sur le site de stockage de déchets non-dangereux de Claye-Souilly (Seine-et-Marne). « Le procédé existe à partir de biogaz de station d'épuration, mais cela reste inédit à partir de biogaz de déchets », remarque Hervé Koch, le directeur des centres de stockage franciliens. L'unité produit 60 Nm3/h de biométhane carburant à partir de 200 Nm3/h de biogaz capté sur l'installation de stockage de déchets. Soit « l'équivalent des besoins énergétiques d'une flotte de 210 véhicules légers ». La ville utilise ce carburant pour les bus, les bennes à ordures et les véhicules municipaux.

Quand les déchets produisent de l'électricité et du biocarburant

Première mondiale, la région Poitou-Charentes et le groupe Séché Environnement ont inauguré une unité pilote de production de biocarburants à base d'algues cultivées à partir du gaz issu des déchets ménagers. L'installation est implantée sur le centre de stockage et de traitement des déchets du Vigeant, dans le sud de la Vienne, exploité par une filiale du groupe Séché Environnement, SVO Eco-industrie. Ce site, qui s'étend sur 27 hectares reçoit chaque année 150.000 m de déchets non dangereux ménagers et industriels, pour un stockage total de 5 millions de tonnes. SVO a engagé une politique de valorisation du site en août 2008, en l'équipant de deux générateurs alimentés par le biogaz que dégage la fermentation des déchets, et qui produisent chacun 1,5 mégawatt par an, soit la consommation d'une ville de 11.000 habitants. Une installation somme toute assez classique aujourd'hui, mais que les concepteurs ont perfectionné, puisque la cogénération consistant à utiliser la chaleur produite par les générateurs n'était pas possible. « Etant donné que nous sommes en pleine campagne, explique Thierry Sol, responsable de SVO, la chaleur dégagée par les moteurs est perdue, alors qu'en zone urbaine elle aurait été utilisée pour alimenter des installations de chauffage. C'est pourquoi nous lançons cette deuxième étape. »